Sé pou la viktwa nou ka alé !
février 26, 2009
Mêmes causes, mêmes effets.
A la suite de la Guadeloupe, la Martinique est en grève générale depuis trois semaines. Les deux îles, plus que jamais « sœurs », affichent le même visage fermé. Les rues commerçantes sont désertes et les files d’attente interminables devant les rares stations services et épiceries ouvertes. Entreprises et administrations présentent résolument portes closes. Toutes les festivités sont annulées ou reportées : les Martiniquais ont même renoncé au Carnaval. Le quotidien de l’île est rythmé par les manifestations et l’attente des avancées des négociations en cours à la Préfecture.
Les revendications portées par le Collectif du 5 février sont quasi identiques à celles de la plate-forme du LKP. Comme à Pointe-à-Pitre, on dénonce la vie chère et les trop bas salaires. Et comme à Pointe-à-Pitre, le patronat reste inflexible, tandis que l’Etat ne semble pas davantage prêt à apporter les solutions que l’on attend de lui. Michel Monrose représente le Collectif à la table des négociations. On le dit plus consensuel qu’Elie Domota. Ou moins charismatique, c’est selon. La question est aujourd’hui d’importance : la voix du leader, même relayée par le service d’ordre du Collectif, sera-t-elle suffisamment puissante pour être entendue de la population ?
Car celle-ci se lasse des atermoiements qui se jouent en Préfecture. Nombre de Martiniquais, soucieux des conséquences du mouvement sur l’économie de leur île, souhaitent maintenant rapidement sortir de la crise. « Négociez ! Négociez ! », intimait hier midi aux représentants du patronat, la foule massée devant les grilles de la Préfecture. Dans la nuit, quelques dizaines de jeunes manifestent à leur tour leur mécontentement. Violemment et en s’attaquant aux symboles de la société de consommation caribéenne. Ils pillent des magasins, brûlent un 4×4 et quelques autres voitures en centre-ville. Des barrages de pneus enflammés gênent l’avancée des forces de l’ordre, moins mobiles que les jeunes sur leurs motos. Alors en réponse, les bombes lacrymogènes pleuvent, y compris dans les appartements de riverains affolés.
Le scénario rappelle les scènes tragiques qui se sont déroulées quelques jours plus tôt à Pointe-à-Pitre. On craint la suite…













Reportage ROUGE !!
Révolution ?
Sang ?
Passion ?
…Marteau ?
Hauts en couleurs, hauts les mains, hauts les coeurs !
Mille bravos pr le blog, keep on coloring
Bisous